LE CHAMPION LUCIEN MICHARD IMMORTALISE AU VELODROME
Le jeune Raphaël a dévoilé la stèle inaugurée en
l’honneur de Lucien Michard
Publié le 21/09/2025
Article rédigé par Correspondant de la rédaction du Lot-et-Garonne
Samedi dernier, le Vélodrome du Betbèze accueillait un championnat Masters piste regroupant les régions Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, organisé par la Fédération française de Cyclisme et son Comité départemental. Venus des quatre coins de l’Hexagone, 22 athlètes issus de toutes catégories ont bénéficié de cette infrastructure réputée, dont la piste vient d’être rénovée par la Communauté de communes du Confluent et des Coteaux de Prayssas.
Lucien, le miraculé
Après ces compétitions cyclistes, une stèle commémorative dédiée à Lucien Michard a été inaugurée. Lucien Michard est né en 1903 à Épinay-sur-Seine. À l’âge de 13 ans, il est frappé par une méningite cérébrospinale, dont il guérit après avoir passé plusieurs jours entre la vie et la mort, et se voit prescrire la pratique d’un sport. Il s’inscrit alors au club vélocipédique dionysien à Saint-Denis et passe beaucoup de temps à s’entraîner au Parc des Princes ou sur le vélodrome de Vincennes. Il débute en amateur en 1921 et enlève rapidement plusieurs victoires. En 1922, âgé de seulement 19 ans, il remporte le championnat de France couplé au Grand Prix de Paris, en 1923 le Championnat de France de vitesse juniors et le Championnat du monde amateur. Il est médaillé d’or aux Jeux Olympiques de Paris en 1924, après avoir gagné la finale à l’épreuve de vitesse. Lucien Michard passe professionnel en 1925 et enchaîne les titres nationaux et internationaux, parmi lesquels celui de champion du monde de vitesse sur piste à quatre reprises de 1927 à 1930, de champion de France six fois et remporta cinq fois le Grand Prix de Paris.
Damazan, terre d’accueil
Venu concourir sur le vélodrome du Betbèze à plusieurs reprises, Lucien Michard a tissé à Damazan un réseau d’amitiés solides, au point de ne manquer aucun rendez-vous cycliste sur l’anneau damazanais et d’y entraîner dans son sillage une foule de champions français et étrangers. Il raccroche en 1939 et fonde sa propre marque de cycles. Il vient se fixer en Lot-et-Garonne, en location à Damazan tout d’abord, puis achète le château de Bouët à Saint-Léon, où il devient viticulteur, y installe un élevage de poussins, et achète une mercerie pour sa femme à Damazan, place Armand Fallières. En 1978, il vend le château pour s’installer à Aiguillon, où il décède en 1985 et est enterré au cimetière de Saint-Léon.
Une place au vélodrome
Avant que la stèle à son effigie ne soit dévoilée par le jeune Raphaël, le maire de Damazan Michel Serena, le président de l’Intercommunalité José Armand et le raconteur de pays Jacques Laujol rappelèrent le parcours exceptionnel et la vie discrète sur le territoire de ce grand champion. Cette œuvre, signée par la ferronnière Solenne Huet, perpétue la mémoire de Lucien Michard dans ce vélodrome, qu’il a fréquenté avec assiduité et auquel il a participé à donner son essor. Après les récompenses du championnat Masters piste du jour, l’ensemble des sportifs ayant reçu des trophées ont été reçus sur le podium. Un moment convivial a conclu cette belle journée, organisée en partenariat entre les services Action sociale et Interventions techniques de la Communauté de communes, les communes de Damazan, Saint-Léon et Aiguillon, la Fédération française de Cyclisme, son Comité départemental et les Raconteurs de pays locaux.




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